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Treize élus de la majorité présidentielle pour la plupart dans l’agglomération de Rouen viennent d’alerter le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, sur « l’urgence et la nécessité » que
revêt selon eux la réalisation de la liaison A28 – A13 et le contournement Est de Rouen.
Est-ce une inquiétude alimentée par des propos peu enthousiastes du cabinet du ministre d’Etat à l’égard de ce projet qui les a incités à lui faire de leur incompréhension devant la tournure que
prend ce dossier ? « Nous savons pouvoir compter sur vous, dans le cadre du calendrier fixé par le Grenelle de l’Environnement, pour apporter une réponse désormais rapide aux habitants de notre
département fortement demandeurs de cette infrastructure et qui ont du mal à comprendre une telle attente » écrivent les auteurs de la missive.
Controversé dans les communes riveraines, vigoureusement contesté par les associations de défense de l’environnement et au plan politique par les Verts, ce projet réunit en revanche tous les autres
acteurs politiques et économiques. Les maires et présidents des collectivités (Région départements, agglomérations) toutes tendances confondues demandent l’inscription de cette liaison au prochain
SNIT (Schéma national des infrastructures de transport) qui sera arrêté à l’automne. Mais tous craignent un nouvel ajournement. En septembre 2008, un échange de courrier des mêmes élus de la droite
locale ainsi que des demandes fermes des élus de gauche – à l’exception des Verts - avait débouché sur une déclaration sibylline de Jean-Louis Borloo lors de l’inauguration du pont
Gustave-Flaubert, invoquant les « désaccords locaux » pour expliquer l’absence de décision.
Près d’un an plus tard, les élus de la Majorité reviennent à la charge développant à nouveau les arguments du soulagement du centre ville de Rouen du flux de camions tout en étant « un vecteur de
développement durable pour notre économie locale ».
Pour leur part, les présidents socialistes du conseil régional et des conseils généraux, ont conditionné la participation de leurs collectivités aux autres chantiers routiers sous maîtrise
d’ouvrage de l’Etat, qu’à la condition que celui-ci inscrive le contournement-est parmi d’autres projets, au prochain SNIT.
Les auteurs de la missive :
Françoise Guégot, députée, Michel Lejeune, député, maire de Forges les Eaux, Catherine Morin-Desailly, sénatrice de la Seine-Maritime, Gérard Ducable, conseiller régional, maire d’Isneauville.
Jean-Paul Gauzès, Député européen, conseiller régional, Gilbert Renard, conseiller général du canton de Bois Guillaume, Patrick Chauvet, conseiller général du canton de Buchy, Philippe Leroy,
conseiller général du canton de Boos, Pascal Martin, conseiller général du canton de Clères, Patrick Herr, conseiller général de Rouen, Emilien Sanchez, maire de Saint Martin du Vivier, Serge
Cramoisan, maire du Mesnil Esnard, Pascal Houbron, maire de Bihorel
Démocrate de Boos :
Une nouvelle fois, les Sarkozystes de l’UMP et du Nouveau Centre tentent de nous jeter de la poudre aux yeux. Ils réclament, alors qu’ils savent le projet improbable, voir impossible.
Rappelons la situation :
Qu'est ce qui a généré le besoin de contournement ?
Le contournement de l’agglomération de Rouen par la création d’une voie « est » est motivé par les besoins d’approvisionnement des zones d’activité de la rive gauche en marchandise.
Les villes de la première ceinture de Rouen ont négligé, dans leur développement, l’infrastructure routière logique en prévision du développement de l’agglo.
Pourquoi est-ce une hérésie financière et écologique ?
S’il doit y a voir contournement, c’est dans les 5 années qu’il doit être mis en place, pour avoir un effet provisoire, et attendant une évolution éco-durable du transport des marchandises,
véritable enjeu du Grenelle de l’environnement..L’absence de budget disponible actuellement laisse prévoir que ce projet, vieux de 20 ans, n’a pratiquement aucune chance de voir le jour avant au
moins 10 ans.
L’argent nécessaire à ce contournement serait donc mieux à sa place dans le projet (sarkozien) du « grand Paris ». Dans ce cadre, la mise en place d’un ferroutage efficace (les infrastructures
ferroviaires existent déjà sur les zones industrielles de la rive sud), couplé a l’exploitation de fleuve en matière de transport, le concept du Grenelle de l’environnement prend toute sa dimension
en matière de développement durable.
Le transit des particuliers ne doit pas, lui non plus se résoudre à coup de routes nouvelles, mais dans le renforcement des transports en commun urbain et interurbain et dans la volonté de se doter
des outils nécessaires à la généralisation du co-voiturage.
Un dernier détail, que les élus, "du haut" de leur fonction, ont oublié de mettre en avant :
Les communes traversées par le projet vont êtres fortement dégradées par l’impact des voies de circulation et des ouvrages d’arts, viaducs et ponts, mis en place. Ce n’est pas aux habitants des
communes concernées, qui ont fait un choix de vie et ont, comme les autres, investi dans leur lieu de vie, à payer les erreurs de gestionnaires des villes de la première ceinture.
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