Des Verts a moitié vides ou a moitié pleins ?
Paris-Normandie le 14 mars 2009 :
Frictions chez les motivés
Un an de mandat de commun n'empêche pas quelques discordances. Visiblement, la construction d'un EPR à Penly fait partie des sujets qui fâchent. Le groupe Verts et apparentés, farouche opposant au projet, tient à exprimer sa position. Sauf que pour examiner la motion, il faut que son caractère d'urgence soit reconnu par la majorité du conseil. Sur ce dossier, la majorité Rouen motivée vole en éclat : socialistes et communistes, favorables à l'EPR, votent contre le caractère d'urgence. La motion ne sera pas examinée. Au grand dam de Guillaume Grima, adjoint à l'environnement.
Démocrate de Boos :
Mais combien de temps vont mettre les verts à se rendre compte que Fabiusie et écologie sont des mots qui ne vont pas très bien ensemble ?
Je me souviens de communistes, au Petit-Quevilly, qui m’expliquaient qu’être sur la liste socialiste, cela leur donnait plus d’élus que d’aller seuls au charbon. Cette politique, menée un peu partout en France, a noyé le discours communiste dans le maelström de la communication des élus socialistes, largement majoritaires grâce aux voix communistes.
En France les verts vivent la même chose, ils confondent nombre d’élus et construction d’une véritable et fidèle base électorale. L’écologie ne devrait être ni de droite, ni de gauche. Son vrai boulot devrait être de défendre la protection de la planète et le développement durable. Dans ces conditions, et forts d’un soutien populaire, ils auraient depuis longtemps pu imposer une charte d’éthique, tant à la droite qu’à la gauche. Franchement, pour s’allier avec l’ancien premier ministre d’un gouvernement qui provoqué la pollution du port d’Auckland en faisant dynamiter un bateau de Greenpeace, il faut manquer d’amour propre.
Bon, je dois bien avouer que, dans le genre « je me mets à la botte d’un grand parti », le pompon reste aux élus qui ont créé ou rejoint le Nouveau Centre. Ils ont carrément liquidé leur électorat pour pouvoir bénéficier des voix des électeurs d’un autre parti. N’est-ce pas Mme Morin-Dessailly ? Mais c’est vrai, vous votre électorat a été, soit celui qui votait pour élire Pierre Albertini, soit des grands électeurs. Et force est de reconnaître que si le Nouveau Centre n’a aucune base d’électeurs, l’UMP a plus de grands électeurs que le MoDem.
Cave ne cadas