Europe, faut-il continuer à laisser les clefs de la maison à des antin-européens?
LONDRES SOUTIENT BARROSO POUR UN SECOND MANDAT À LA COMMISSION EUROPÉENNE
Le Premier ministre britannique Gordon Brown qu'il soutient la reconduction pour cinq ans de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne."Je veux dire le plus clairement possible que nous le soutenons (Barroso) pas seulement comme actuel président de la Commission européenne mais aussi pour l'élection du prochain président", a-t-il dit lors d'une conférence de presse avec Barroso.
Reuters, Keith Weir, version française Guy Kerivel le 16 mars 2009 (extrait)
bruxelles.blogs.liberation.fr :
En ces temps de campagne électorale, il est bon de rappeler les états de service de ceux qui prétendent aux responsabilités européennes. En l’occurrence, le journaliste Nicolas Gros-Verheyde révèle sur son blog « Bruxelles 2-Europe de la défense » que José Manuel Durao Barroso, un ami de George W. Bush qui n’a jamais désavoué la guerre en Irak, porte une part de responsabilité – avec Silvio Berlusconi – dans les difficultés actuelles de l’avion de transport militaire européen, l’A400M. Un comble pour celui qui prétend être reconduit à son poste de président de la Commission européenne.
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le 20 février 2003, Barroso qui était alors le Premier ministre du Portugal, prend la décision de retirer son pays du programme emblématique de la défense européenne, l’A400M et d’acheter des avions américains en invoquant des raisons budgétaires. Ce sera 3 avions en moins pour l’avionneur européen, un coup dur pour un projet déplaisant au grand frère américain. Barroso entend ainsi prouver sa fidélité à son allié alors que l’Europe est déchirée entre partisans et opposants à l’intervention en Irak. Un mois plus tard, il organisera le sommet des Açores au cours duquel l’entrée en guerre sera annoncée…
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Les états de service européens de Barroso, premier ministre, ne s’arrêtent pas là. Rappelons que, dès son arrivée au pouvoir, en 2002, il fera tout pour freiner les travaux de la convention chargée de préparer un projet de constitution européenne, surprenant ses partenaires par son euroscepticisme. Une fois à la tête de la Commission, il défendra bec et ongles le fameux projet de directive « Bolkestein », alimentant la campagne du « non » en France et les soupçons de ceux qui l’accusaient d’avoir un « agenda caché ». La précipitation avec laquelle il cherche à enterrer la Constitution européenne au lendemain du double non franco-néerlandais ne fait que confirmer que, décidément, il ne veut pas de ce texte. L’idée du traité de Lisbonne ne viendra d’ailleurs pas de lui, mais de Nicolas Sarkozy
Rédigé le 09/03/2009 par Jean Quatremer (extraits)
Démocrate de Boos :
L’Europe, et les élections Européennes ont du mal à convaincre les Français, mais est-ce si surprenant ?
Quand De Gaulle refusait que le Royaume Uni intègre La Communauté Economique Européenne (c’était son nom à l’époque), il savait ce qu’il faisait. Un séjour forcé en à Londres, durant la guerre, lui avait donné une opinion claire de ce que l’Angleterre pensait des autres nations.
Avec la Pologne qui fait preuve d’un patriotisme et d’un euro scepticisme flamboyant et Vaclav Klaus, le président tchèque, qui préside l’Union pour 6 mois, mais est anti Européen, rien ne positif non plus.
Ce que l’on savait moins, nous autres du grand public, c’était les états de service de M. Barroso, et en les lisant on comprend mieux le soutien des anglais à sa réélection.
Reste que si la Commission Européenne a un grand pouvoir, une forte mobilisation des électeurs pour choisir ses députés donnera une crédibilité et un poids moral plus important au parlement.
Alors que vous soyez euro sceptique, euro enthousiaste, ou sans grande opinion, la démocratie reste pour tous le meilleurs moyen de lutter contre la technocratie.