En Sarkozyque dans le texte

Publié le par Renaud

Purepeople.com le 22 mars 2009 (extraits)

Aujourd'hui, l'instituteur, c'est Le Parisien. Le quotidien francilien a composé un florilège des plus beaux dérapages publics du président, celui qui parle vite, celui qui parle "djeun" : depuis le célèbre et très convivial "Casse-toi, pauv' con" lâché au Salon de l'Agriculture (ça, c'est de la désacralisation...), Nicolas Sarkozy a, en voulant jouer la proximité avec ses publics, sérieusement amoché une langue dont il se voulait pourtant le protecteur, l'ayant érigée en "priorité absolue" du système scolaire.
Devant des ouvriers d'Alstom dans le Doubs - "Si y en a que ça les démange d'augmenter les impôts"

A propos des études des élites - "on se demande c'est à quoi ça leur a servi"

Quelques jours auparavant : "On commence par les infirmières parce qu'ils sont les plus nombreux".

Mais on ne résistera pas à ce bouquet garni de crases et autres contractions, toujours composé par Le Parisien, qui grignotent du terrain verbal : "ch'ais pas", "ch'uis", "y a" ou encore ce génial "m'enfin" rendu célèbre par un (autre ?) gaffeur.

 

Démocrate de Boos :

Quand je me remémore le phrasé de M. Léopold Sédar Senghor, sénégalais, je pense immédiatement au mot « dignité », même si lui avait fait sien celui de « négritude ».
Vir bonus, dicendi peritus.

Quand j’entends Nicolas Sarkozy parler de l’apprentissage du français à l’école, ou bien vanter la Francophonie, cela m’évoque le Pape Benoît XVI parlant de sexualité.

Et quand on veut expliquer le phénomène en parlant de désacralisation de la fonction, on fait l’autruche. Jamais un président de la 5e république n’a autant porté plainte, pour insultes ou atteintes à la vie privée, que l’actuel président et jamais un de ses prédécesseurs n’a été aussi éloigné des ministres issus de sa majorité.

Bref, lui obéir tu dois, l’imiter tu t’interdiras.

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Publié dans Sarkozy...

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