Martine Aubry (mal latéralisée) demande à François Bayrou de "choisir" entre la gauche et la droite
AP le 29 avril 2009
Le président du MoDem François Bayrou doit d'abord "choisir" entre la droite et la gauche s'il veut "pouvoir discuter" avec le Parti socialiste, a estimé mercredi la Première secrétaire du PS Martine Aubry.
"Vous n'aviez pas choisi entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, avez-vous aujourd'hui choisi quel modèle vous voulez?", a-t-elle lancé sur France Inter. "Lorsqu'il aura choisi, après que nous ayons réuni la gauche -pour moi, c'est l'essentiel- nous verrons si nous pouvons discuter".
"François Bayrou est un homme qui est passé à la dénonciation en France de manière très forte" mais "sa voix a rarement manqué lorsqu'il a fallu casser et libérer les services publics", a regretté Martine Aubry. "Aujourd'hui même, il a signé le traité de Stockholm qui est le programme des libéraux dont il fait partie pour les prochaines élections européennes".
"Il n'en parle pas mais il faut le faire savoir. La première demande, c'est rentrer la concurrence dans les services publics et casser l'Education nationale, l'hôpital public: voilà ce que défend avec ses amis M. Bayrou en Europe", a-t-elle insisté.
Or "en France, il a un discours beaucoup plus ouvert et donc la question que je lui pose simplement: vous dénoncez, que proposez- vous? Et avec qui proposez-vous?".
Démocrate de Boos :
Bon je reprends mon bâton de pèlerin :
Audi alteram partem.
Le MoDem est un parti centriste, c’est même le seul.
Il est composé de membres qui viennent :
- de la droite républicaine (par opposition à la droite capitaliste ou nationaliste)
- du centre
- de la gauche (au sens social plutôt qu’idéologique
- des verts (de ceux qui croient en l’urgence de la prise en compte écologique, plutôt qu’a un positionnement à gauche et à devoir vivre dans l’ombre du PS)
- d’individus qui viennent de nul part, les libertaires, qui refusent toute idéologies contraignantes. Qui choisissaient de voter pour celui ou celle qu’ils considéraient comme honnête, ou qui ne votaient pas.
Bayrou exprime, sur ce point, clairement notre position. Oui pour discuter avec des gens, de droite et de gauche, qui désirent voir si le dénominateur commun est suffisamment grand pour aboutir à un projet cohérent.
Alors, si en parlant, ils acceptent de mettre de coté les choix politiques et de remettre les français et l’avenir de leurs enfants au centre des choix de gouvernance de notre pays, tout deviendra possible.
Hélas, je constate, dans votre diatribe, chère Martine, que le PS revient en force dans ses vieilles habitudes :
-lancer, hors contexte, des accusations d’intention.
-Vouloir réunir la gauche (en fait sous votre bannière) comme Sarkozy l’a fait à droite en pompant l’électorat FN.
Bref vous voulez que Nous (car le MoDem ne se limite pas à François Bayrou, c’est un parti Démocrate) choisissions entre une droite Sarkozyste, qui applique une politique que ne renierait pas l’extrême droite, et une gauche Aubrio-Fabiusiste.
Non Madame, il y a à droite, comme à gauche, des gens fréquentables, qui comprennent le dialogue comme un exercice d’échange et d’apport mutuel. Ceux la nous avons plaisir à les écouter, et à tirer de leurs idées des éléments pour améliorer notre manière de penser. Si vous avez décidé de ne pas en faire parti, c’est votre responsabilité, pas la notre.
Aures habent, et non audient.