L'Elysée temporise sur l'idée d'un emprunt auprès des Français

Publié le par Renaud

Reuters - Jean-Batiste Vey le 8 juillet 2009

L'Elysée temporise sur l'idée d'un emprunt massif auprès des particuliers pour éviter de polluer le débat sur les orientations stratégiques et l'élaboration d'un consensus national à cette occasion.

Annoncé par Nicolas Sarkozy alors même que les déficits et la dette publique explosent en raison de la crise, le futur emprunt a déjà provoqué l'émoi dans les rangs de la majorité et n'est pour l'instant soutenu que par un tiers des Français.

Son lancement prévu début 2010 coïnciderait de plus avec le début de la campagne des régionales et pourrait fournir à l'opposition des arguments sur le thème de la bonne gestion.

Face à ces réactions, des voix s'élèvent depuis quelques jours à l'Elysée pour tenter de rassurer.

"Ce n'est pas forcément un grand emprunt public", a déclaré mercredi une source proche de la présidence.

Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, estime pour sa part qu'"il ne faut pas que ça coûte trop cher, sinon on gaspille l'argent des Français".

Solliciter les particuliers ou le marché ? "Nous verrons le moment venu en fonction du coût respectif de ces modalités", a-t-il expliqué dimanche sur le plateau de BFM TV.

Par crainte du gaspillage et par rejet de la politique économique du gouvernement, seuls 36% des Français se disent favorables à l'emprunt et 55% s'y opposent, une réaction présente dans toutes les catégories socioprofessionnelles, selon un sondage BVA pour Les Echos-France Info-BPI publié mercredi.

Selon un autre sondage Ifop réalisé fin juin, 82% des Français disaient ne pas vouloir y participer.

"DIMENSION PÉDAGOGIQUE"

Dans la majorité, le débat sur les modalités de l'emprunt va bon train, alors même que la présidence et le gouvernement martèlent qu'elles ne seront fixées que lorsque la commission présidée par Alain Juppé et Michel Rocard aura rendu ses propositions sur les investissements d'avenir début novembre.

Inquiets face à la dégradation des comptes publics, des parlementaires de droite ont ainsi suggéré de rendre l'emprunt obligatoire pour les contribuables les plus aisés, avec éventuellement un taux zéro. L'idée a été rejetée par le Premier ministre, François Fillon, qui la juge contraire à l'engagement de ne pas augmenter les prélèvements obligatoires.

Quant à l'idée d'un emprunt mixte qui solliciterait à la fois le marché et les particuliers, pour laquelle François Fillon et la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, ont dit leur préférence, elle a été critiquée par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur, qui avait lancé le précédent grand emprunt national en 1993.

"L'Etat peut tous les jours se fournir de l'argent sur les marchés mais on fait un emprunt auprès du grand public pour l'associer, dans un acte de confiance qu'on sollicite de lui, aux objectifs de redressement économique que l'on souhaite atteindre", avait-il estimé.

L'Elysée souhaite que le débat sur les modalités cesse. Ministres et conseillers répètent à l'unisson qu'il faut se focaliser sur les investissements qui créeront la croissance et les emplois de demain.

"L'idée du président n'est pas d'abord l'emprunt, l'idée c'est qu'on ne peut pas dans cette période ne pas faire les investissements d'avenir. L'emprunt est un outil, l'emprunt est un moyen", a insisté mercredi la source proche de la présidence.

Un moyen aussi de créer un consensus à travers une large consultation associant les partenaires sociaux et les différents groupes politiques parallèlement aux travaux de la commission Juppé-Rocard.

Priée de dire s'il s'agissait au passage de faciliter des futures réformes peu populaires comme celle des retraites, la source proche de l'Elysée souligne que "tous ces sujets ont aussi une dimension pédagogique qui est de rendre les gens sensibles aux questions d'avenir".

Édité par Yves Clarisse

 

Démocrate de Boos :

Ce qu’il y a de bien avec les idées de Nicolas Sarkozy, c’est qu’en général, cela se termine en flop.

Je ne dis pas que l’emprunt est déjà enterré, mais force est de constater que la question qui préoccupe, jusqu’au sein du Sarkozysme, c’est pourquoi cet emprunt.

Première question, même si cela devrait être la seconde, à qui emprunter ?

Emprunter auprès des Français, c’est les « associer dans un acte de confiance » Seulement, justement, 55 % des Français sont contre et 82% ne veulent pas souscrire. De plus, emprunter auprès des particuliers coûte beaucoup plus cher, alors que les déficits sont déjà un puissant handicap pour l’avenir économique du pays.
Emprunter sur les marchés financiers ? L’état le fait tous les jours, alors pourquoi  un « grand emprunt » ?

Deuxième question, qui devrait être la première, quels sont les projets ?

Si c’est pour rendre les gens sensibles au sujet de l’avenir, c’est un peu cher. En plus les Français sont déjà suffisamment inquiets sur leur propre avenir.
 

Messieurs que l’on nomme grands, étudiez les projets d’investissements à long terme.

Réfléchissez à ce notre pays à besoin pour laisser un pays écologiquement et financièrement sain aux enfants qui naissent cette année, et à leurs enfants.

De cela tirez un projet, et soumettez le nous à référendum.

Je peux vous assurer que si nous votons oui à ce projet, alors nous ouvrirons notre portefeuille et nous investirons massivement.

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Publié dans UMP - gouvernement ...

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E
Alain Rocard et Michel Juppé sont comme ces vieilles piles usagées dont on se sait trop que faire.<br /> En ces temps écolos, il ne faudrait surtout pas s’en débarrasser n’importe où. D’autant qu’au contraire, on pourrait utiliser le petit peu d’énergie qu’il leur reste (leur amour-propre, lui, est tombé à zéro depuis longtemps) pour faire de la pub pour l’emprunt (U.M.) populaire.<br /> Toutes ces techniques de recyclage sont expliquées sur le blog des Ateliers de l’Eclipse : www.ateliers-eclipse.com<br /> Bisous rouillés
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