Le Maire s'engage dans la bataille des régionales
Le Figaro le 21 août 2009
Le ministre de l'Agriculture a passé avec succès l'épreuve du feu en Haute-Normandie.
Quand Bruno Le Maire a annoncé tout de go aux producteurs de fruits et légumes qu'ils devaient 500 millions d'euros à l'État, début août, certains de ses petits camarades du gouvernement ont crié à la «gaffe». Aujourd'hui, force leur est de constater que le ministre a réussi à maintenir le dialogue avec la profession et à obtenir un délai de Bruxelles. Sa gestion de la crise lui a valu les félicitations de Nicolas Sarkozy. De quoi aviver encore les jalousies que provoque l'ascension éclair de ce «quadra» villepiniste.
Si la fermeté de Le Maire lui a réussi, c'est parce qu'il a pris la peine d'étudier à fond une question que ses prédécesseurs avaient glissée sous le tapis. L'ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin est d'abord un bosseur. «Je suis sidéré par sa disponibilité, sa proximité et sa connaissance des dossiers de la région.» Alfred Trassy-Paillogues, le secrétaire général de l'UMP en Seine-Maritime, l'un des deux départements de la Région Haute-Normandie, est ravi. Depuis que Le Maire s'est engagé dans le combat pour les régionales, le député du coeur du pays de Caux est à l'ouvrage pour mettre en ordre de bataille la machine UMP au service du ministre candidat. Avec un objectif : ne pas réitérer l'épisode de 2004, quand la droite, désunie, avait perdu la Région.
Dès qu'il avait fait connaître ses intentions régionales, Bruno Le Maire avait marqué sa détermination à trouver un accord avec le patron du Nouveau Centre, Hervé Morin, son collègue du gouvernement et élu de la Région. Y aller ensemble ou non ? La décision sera prise à la rentrée. Mais d'ores et déjà, la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, élue de Rouen et désignée comme chef de file par la fédération de Seine-Maritime, explique qu'elle va «s'attacher à ce que le centre ait toute sa place». En cas d'accord d'union au premier tour, elle pourrait d'ailleurs conduire la liste en Seine-Maritime. «C'est effectivement l'une des hypothèses», confirme Trassy-Paillogues.
« Coup d'accélérateur »
Tandis que le travail continue en coulisses, Bruno Le Maire sillonne le terrain. Il partait avec un énorme handicap : son manque de notoriété. «Mais aujourd'hui, constate Édouard Philippe, l'ancien directeur général de l'UMP et élu du Havre, il est aussi connu que le président sortant, Alain Le Vern.» Son entrée au gouvernement, d'abord aux Affaires européennes puis à l'Agriculture, «lui a donné un coup d'accélérateur», tout comme ce discours de Nicolas Sarkozy, le 16 juillet au Havre. Évoquant la politique maritime de la France, le chef de l'État a cité à plusieurs reprises Bruno Le Maire. Assis au premier rang, le ministre n'a pas caché son plaisir lorsque le président a dit de lui : «Il aime profondément cette région».
Sitôt nommé à l'Agriculture, Le Maire s'est empressé d'effectuer son premier déplacement auprès des producteurs de lait, en pays de Bray, dans le nord de la Haute-Normandie. Depuis, il a rencontré les pêcheurs, à Dieppe, les jeunes militants au Havre. «Et nous allons continuer de lui organiser des rendez-vous. En septembre, il y aura une journée sur le thème de l'agroalimentaire. À chaque fois, les retours sont excellents», confie Trassy-Paillogues, qui avait visité les chaînes de Renault-Sandouville, au début de l'année. Bruno Le Maire n'était pas encore candidat. Officiellement du moins.
Démocrate de Boos :
Il n’y a plus d’hypocrisie et j’en suis heureux.
Madame Catherine Morin-Desailly, Sénatrice élue par les UDF, soutient et est soutenue par la majorité Sarkosyte.
Mme Morin-Desailly a été, après l’élection de Nicolas Sarkozy, en tant que Sénatrice issue de l’UDF, la responsable départementale du MoDem de Seine-Maritime. Durant sa présidence elle a employée son énergie à ce que rien ne se passe. Cette attitude a froissé beaucoup des adhérents du MoDem ou des anciens UDF qui sont allés rejoindre les cohortes de citoyens se sentant trahis par les hommes et les partis politiques.
Il ne faut pas oublier que le MoDem a rassemblé ceux qui ne voyaient un espoir d’avenir , ni dans ce nouveau président de pacotille (même si elle est de luxe), ni dans un PS usé par les rancoeurs et au discours couvert par le boucan du piétinement des éléphants.
Mais ce n’est pas parce que des gens, plus préoccupés par leurs mandats et leur égo, ont trahi la confiance placée en eux, que l’espoir de rupture d’une droite pure capitaliste et d’un gauche pure rente des éléphants est lettre morte.
Le Nouveau Centre, et tous ses dirigeants sont, et le confirment par leurs prises de positions verbales et électorales, de purs Sarkozystes, et ne doivent leur différence que par le ralliement post 1er tour des présidentielles.
Le ministre de l'Agriculture a passé avec succès l'épreuve du feu en Haute-Normandie.
Quand Bruno Le Maire a annoncé tout de go aux producteurs de fruits et légumes qu'ils devaient 500 millions d'euros à l'État, début août, certains de ses petits camarades du gouvernement ont crié à la «gaffe». Aujourd'hui, force leur est de constater que le ministre a réussi à maintenir le dialogue avec la profession et à obtenir un délai de Bruxelles. Sa gestion de la crise lui a valu les félicitations de Nicolas Sarkozy. De quoi aviver encore les jalousies que provoque l'ascension éclair de ce «quadra» villepiniste.
Si la fermeté de Le Maire lui a réussi, c'est parce qu'il a pris la peine d'étudier à fond une question que ses prédécesseurs avaient glissée sous le tapis. L'ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin est d'abord un bosseur. «Je suis sidéré par sa disponibilité, sa proximité et sa connaissance des dossiers de la région.» Alfred Trassy-Paillogues, le secrétaire général de l'UMP en Seine-Maritime, l'un des deux départements de la Région Haute-Normandie, est ravi. Depuis que Le Maire s'est engagé dans le combat pour les régionales, le député du coeur du pays de Caux est à l'ouvrage pour mettre en ordre de bataille la machine UMP au service du ministre candidat. Avec un objectif : ne pas réitérer l'épisode de 2004, quand la droite, désunie, avait perdu la Région.
Dès qu'il avait fait connaître ses intentions régionales, Bruno Le Maire avait marqué sa détermination à trouver un accord avec le patron du Nouveau Centre, Hervé Morin, son collègue du gouvernement et élu de la Région. Y aller ensemble ou non ? La décision sera prise à la rentrée. Mais d'ores et déjà, la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, élue de Rouen et désignée comme chef de file par la fédération de Seine-Maritime, explique qu'elle va «s'attacher à ce que le centre ait toute sa place». En cas d'accord d'union au premier tour, elle pourrait d'ailleurs conduire la liste en Seine-Maritime. «C'est effectivement l'une des hypothèses», confirme Trassy-Paillogues.
« Coup d'accélérateur »
Tandis que le travail continue en coulisses, Bruno Le Maire sillonne le terrain. Il partait avec un énorme handicap : son manque de notoriété. «Mais aujourd'hui, constate Édouard Philippe, l'ancien directeur général de l'UMP et élu du Havre, il est aussi connu que le président sortant, Alain Le Vern.» Son entrée au gouvernement, d'abord aux Affaires européennes puis à l'Agriculture, «lui a donné un coup d'accélérateur», tout comme ce discours de Nicolas Sarkozy, le 16 juillet au Havre. Évoquant la politique maritime de la France, le chef de l'État a cité à plusieurs reprises Bruno Le Maire. Assis au premier rang, le ministre n'a pas caché son plaisir lorsque le président a dit de lui : «Il aime profondément cette région».
Sitôt nommé à l'Agriculture, Le Maire s'est empressé d'effectuer son premier déplacement auprès des producteurs de lait, en pays de Bray, dans le nord de la Haute-Normandie. Depuis, il a rencontré les pêcheurs, à Dieppe, les jeunes militants au Havre. «Et nous allons continuer de lui organiser des rendez-vous. En septembre, il y aura une journée sur le thème de l'agroalimentaire. À chaque fois, les retours sont excellents», confie Trassy-Paillogues, qui avait visité les chaînes de Renault-Sandouville, au début de l'année. Bruno Le Maire n'était pas encore candidat. Officiellement du moins.
Démocrate de Boos :
Il n’y a plus d’hypocrisie et j’en suis heureux.Madame Catherine Morin-Desailly, Sénatrice élue par les UDF, soutient et est soutenue par la majorité Sarkosyte.
Mme Morin-Desailly a été, après l’élection de Nicolas Sarkozy, en tant que Sénatrice issue de l’UDF, la responsable départementale du MoDem de Seine-Maritime. Durant sa présidence elle a employée son énergie à ce que rien ne se passe. Cette attitude a froissé beaucoup des adhérents du MoDem ou des anciens UDF qui sont allés rejoindre les cohortes de citoyens se sentant trahis par les hommes et les partis politiques.
Il ne faut pas oublier que le MoDem a rassemblé ceux qui ne voyaient un espoir d’avenir , ni dans ce nouveau président de pacotille (même si elle est de luxe), ni dans un PS usé par les rancoeurs et au discours couvert par le boucan du piétinement des éléphants.
Mais ce n’est pas parce que des gens, plus préoccupés par leurs mandats et leur égo, ont trahi la confiance placée en eux, que l’espoir de rupture d’une droite pure capitaliste et d’un gauche pure rente des éléphants est lettre morte.
Le Nouveau Centre, et tous ses dirigeants sont, et le confirment par leurs prises de positions verbales et électorales, de purs Sarkozystes, et ne doivent leur différence que par le ralliement post 1er tour des présidentielles.
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