Contournement Est : UMP, NC, PS le grand bluff avant les régionales.

Publié le par Renaud

Ce contournement est une forme d’ectoplasme, que des politiciens, en manque de projets concrets, font régulièrement réapparaître, histoire de faire parler d’eux.

A l’approche des élections régionales, au moment où se montent les listes, ou se fait les choix de têtes de liste, les crocodiles s’agitent dans le marigot.
N’ayant guère de bilan positif à présenter, voir pas de bilan du tout, ils doivent démontrer leur intérêt pour les affaires régionales.

C’est ainsi que depuis quelques mois M. Borloo voit défiler les quémandeurs, doit écouter les élus locaux, qui viennent, tour à tour, insister pour que soit mis en avant un projet urgent pour leur région.

Dans notre cas, c’est un projet vieux de plus de 30 ans qui est urgent. Et le dernier épisode en date est la délégation hétéroclite, allant  : De Laurent Fabius (PS) à Michel Lejeune (UMP), en passant par Catherine Morin-Desailly (Nouveau Centre), Valérie Fourneyron, maire PS de Rouen, Alain Le Vern, le président de la Région, Didier Marie, le président du conseil général de Seine-Maritime, Jean-Louis Destans, son homologue de l'Eure, et Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture et élu de l'Eure. Michel Lejeune (UMP) a même réussi à dire « notre unanimité qui va jusqu'au PC, même si ce dernier n'était pas représenté » Voilà l’UMP porte parole du PC.

Ces élus, qui ne sont pas plus idiots que moi, savent très bien que le projet n’a pas de financement, et n’est pas « grenello-compatible », ce qui est inacceptable pour le ministre de l’écologie, M. Borloo.

Mais alors, qu’allaient t’ils faire là-bas ?

Pour M. Le Maire, et Mme Morin-Desailly c’est clair, ce sont eux qui vont mener la liste UMP-NC aux élections régionales, et comme ils n’ont aucun passé sur ce sujet (la région est tenue par le PS depuis un bon moment), ils veulent démontrer leur intérêt et leur envie de s’impliquer sur un sujet régional. Qu’importe si le projet ne voit jamais le jour, dans tous les cas il y a peu de chance qu’ils prennent les clefs du conseil régional.

Pour les socialistes c’est plus tordu.
-Ils tentent de démontrer que si les choses n’avancent pas, c’est de la faute de l’état qui traîne des pieds. Du genre, moi je voudrais bien, c’est l’autre qui m’en empêche.
-Ils ont un petit problème d’alliance, les Verts et le MoDem ne semblent pas décidés à une quelconque alliance avec le PS pour cette élection. Et comme par hasard les organes départementaux du MoDem et des Verts sont contre le courtement, qu’ils considèrent comme une hérésie en terme d’écologie et une gabegie en terme économique.

Pour couronner le tout, la situation à la mairie de Rouen amplifie la hargne de Valérie Founeyron et de Catherine Morin-Dessailly.
La première, maire de Rouen, voit ses « dociles » alliers Verts, commencer devenir plus exigeants après leur superbe résultat aux Européennes à Rouen (Europe Ecologie 21, 39 %, PS 17,53%).
La seconde, conseillère municipale et Sénatrice Nouveau Centre, voudrait tout à la fois,  apparaître comme la seule représentante du centre à Rouen, démontrer qu’elle est l’ « héritière » de Pierre Albertini, tenter de prendre l’hégémonie locale dans le duo UMP-NC, et balayer le MoDem départemental, après avoir échoué dans cette tentative du tant où elle en était la présidente.
Publicité

Publié dans Régionales 2010

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article