Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 15:15

Vote20022012

 

Ce jeudi 3 Mai, s'est tenu un Conseil National au siège du MoDem. Nous avons discuté, écouté, plus de 50 conseillers ont donné leur point de vue, apportant un éclairage ou une réflexion pleins de bon sens.

Certains étaient très divergeants avec des arguments recevables, mais la grande majorité seulement séparés par des nuances, 

Je crois que le discours de François Bayrou résume bien mon état d'esprit et celui de la majorité des conseillers.

Et si ceux qui ont voté François Bayrou au premier tour veulent voter autrement, je vois cela comme une pluralité, donc un richesse.

 

Renaud

 

Extrait du discours de François Bayrou, le 3 mai, après la réunion des conseillers.

 

"Je veux donc vous dire mon jugement personnel.

Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs, dans laquelle ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux est bousculé et nié dans son principe.

L’obsession de l’immigration dans un pays comme la France, au point de présenter dans son clip de campagne un panneau « Douane » écrit en Français et en Arabe, qui ne voit à quels affrontements, à quels affrontements entre Français, cela mènera ?

L’obsession des « frontières » à rétablir, comme si elles avaient totalement disparu et que nous y avions perdu notre âme, qui ne voit que cela conduit à la négation du projet européen auquel le centre et la droite, autant que la gauche modérée, ont donné des décennies d’action et de conviction ?

Et quant à l’idée que l’école, ce devait être l’apprentissage des frontières, qui ne voit que c’est une déviation même de l’idée d’école, qui est faite au contraire pour que s’effacent les frontières entre les esprits, entre les consciences, entre les époques ?

La ligne qu’a ainsi choisie Nicolas Sarkozy entre les deux tours est violente, elle entre en contradiction avec les valeurs qui sont les nôtres, pas seulement les miennes, pas seulement celles du courant politique que je représente, mais aussi les valeurs du gaullisme, autant que celles de la droite républicaine et sociale.

Comment en est-on arrivé là ?

Ce sera l’histoire de cette élection, de cette rupture au sein du peuple français, rupture qui vient de loin, rupture économique, sociale et morale. Je ne veux pas voter blanc. Cela serait de l’indécision. Dans ces circonstances, l’indécision est impossible.

 

Reste le vote pour François Hollande. C’est le choix que je fais. Il s’est prononcé, de manière claire, sur la moralisation de la vie publique dans notre pays. Il aura fort à faire.

J’ai dit ce que je pensais de son programme économique. Je ne partage pas ce programme : je pense que ce programme est inadapté à la situation du pays et encore plus à la crise qui vient, que j’ai annoncée, je crois certaine.

Mais je pense que devant cette crise inéluctable il n’y aura qu’une attitude possible : une unité nationale qui réunira des femmes et des hommes venus d’horizons différents, pour permettre au pays de se ressaisir.

Cette unité nationale, elle ne se réalisera jamais si chacun reste dans la logique des camps anciens, une opposition en embuscade contre une majorité dont le seul but est qu’elle se casse la figure. La situation de notre pays, et encore davantage la situation que notre pays va connaître est trop grave pour cela.

Je ne suis pas et ne deviendrai pas un homme de gauche. Je suis un homme du centre et j’entends le rester. Et je suis certain que le jour venu, il faudra aussi qu’une partie de la droite républicaine soit associée à ce qu’il va falloir faire pour que la France s’en sorte.

Par mon choix, je rends possible pour la première fois depuis longtemps cette union nationale, la vraie mobilisation des Français au service de la France.

Il appartiendra à François Hollande, s’il est élu, de réfléchir à la situation et de prendre en compte cette nécessité pour le pays.

S’il en reste à la gauche classique et à son programme, je serai un opposant, dans une opposition vigilante et constructive. Il faudra une opposition constructive, mais déterminée, quand il s’agira d’empêcher les erreurs annoncées.

Il est des moments dans l’histoire où l’engagement devient vital. Je crois que le moment est venu de franchir des pas décisifs : nous devons tous, où que nous soyons, nous dépasser et nous rassembler pour que la France se reconstruise."

Par Renaud - Publié dans : Présidentielles 2012
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 19:59

En 2007, François Bayrou était « la » bonne surprise de présidentielles, en 2012, c’est toujours le même homme et toujours les mêmes valeurs, pourtant il devient la mauvaise surprise des présidentielles. Alors que s’est il passé ?

 

En 2007 nous sortons d’une période d’endormissement du quinquennat Chirac. Un homme a profité de cette situation pour se faire voir en agissant dans tous les sens.  C’est Nicolas Sarkozy qui a une ambition, non pas pour la France, mais pour lui mème , être président à la place du Président.

En face nous avons un Parti Socialiste encore sous le coup de 2002. Ils vont se choisir une candidate par défaut. Candidate qui devra subir durant des mois les attaques d’un Laurent Fabius qui la traite d’incapable, comme il l’a fait avec François Hollande jusqu’au résultat des primaires.

A l’extrême droite, les électeurs qui, à leur grande surprise, ont envoyé Jean-Marie Le Pen au second tour 5 ans plus tôt, alors qu’ils avaient juste un vote protestataire, sont plus hésitants. D’autant que le candidat de la droite « officielle » leur tient un discours bien musclé et populiste, comme ils les aiment.

L’extrême gauche est mal organisée, et on pense au vote utile, toujours les retombées de 2012.

Au centre, se trouve un parti d’élu, puissant et bien organisé.

Son leader, François Bayrou, par un discours sobre et cohérent, parvient à attirer à lui des électeurs qui sont déstabilisés par tout ce qui est dit sur Ségolène Royale, et le discours très à droite de Nicolas Sarkozy.

Pour la première fois depuis des lustres, le centre incarne le centre et non la droite.

 

Hélas, après le premier tour, arriva ce qui devait arriver. Qui dit parti d’élus, dit responsables voulant sauver leurs sièges. En se retournant vers Nicolas Sarkozy, ils peuvent éviter que la gauche gagne et une vague rose à l’assemblée. Là c’est 1981 qui leur sert de leçon. De plus ils vont pouvoir avoir des places au gouvernement, car Sarkozy a besoin d’eux pour gagner.

 

Ce que les caciques de l’UDF qui ont quitté le navire n’on pas vu, c’est que la situation du centre avait changée. Tous les outils étaient en place pour créer un parti de militants.

On ne le saura jamais, mais il est possible qu’en cas de victoire de Ségolène Royale, les centristes aient fait un bon score aux législatives,  et que portés par la vague Bayrou, ils supplantent l’UMP.

 

Mais le mal est fait, et les élus font éclater l’UDF et le centre droit devient, malgré les noms des nouveaux mouvements, une droite classique, à la remorque d’un UMP qui s’affranchi des valeurs Gaulliennes, avec un tandem Sarkozy-Fillon qui ressemble plus à un tandem Pétain-Laval que De Gaulle-Pompidou.

A droite on n’a pas besoin d’un leader, on a besoin d’un chef, c’est le plus fort qui a raison.

 

Pourtant au centre a émergé un nouveau parti, d’autant plus nouveau qu’à la place d’un parti d’élus, c’est un parti de militants.

 

Las, durant 5 ans ce parti de militants a été géré comme un parti d’élus. Dans les départements ou il restait encore un élu d’importance, qui connaissait la politique cela pouvait aller, mais dans d’autres c’était  la longue érosion des militants.

Après le résultat mitigé des européennes, vinrent les désastres aux régionales.

 

Les « cadres » parisien du parti n’ont jamais su manager des militant, parfois élus mais souvent sans expérience. Ils avaient été élus sur la liste d’untel ou d’untel, et les untel en questions étaient partis voir ailleurs si leur avenir politique pouvait y être meilleurs.

 

Entre des conseillers qui ont fait sciences po, mais qui ne savent pas forcement regarder au delà des théories et des gens sans expérience de la vie politique, avec tout au plus un siège de conseiller municipal, le soufflet ne pouvait que retomber.

 

Dans un mouvement de militants, on ne peut pas laisser une fédération se vider de son substractum, c’est à dire ces femmes et ses hommes qui croient en un projet, et veulent, à leur niveau, le défendre.


Que demandent  les militants ? Généralement d’être reconnu, certains attendent des consignes, d’autres à être formés pour aller sur le terrain.


Entre chaque élection, la fédération doit faire vivre le mouvement, en plus de s’occuper des militants existants, elle doit en convaincre d’autres.


Pourquoi croyez vous que le Front de Gauche et le FN ont eu un meilleurs résultat ?

Par ce qu’ils ont un projet plus crédible ? Non !

Car leur candidat était plus aimé des Français ? Non !

Parce qu’ils ont plus d’élus en place ? Non !

Mais ils ont motivé, galvanisé leurs militants, qui eux même ont flatté les sympathisants. Et quand l’heure des élections est arrivée, la machine était en place, les gens étaient mobilisés. Chacun a fait le travail pour lequel il avait été préparé.

On peut ainsi faire une campagne, aller au devant des gens, si l’on est partout, du marché de village au parking de grande surface.


Mais quand on se contente d’aller de temps en temps distribuer des tracts le dimanche matin au clos St Marc, pour se faire voir des autres partis, « montrer sa présence », il ne faut pas se faire d’illusions.

 

De la même façon, un ouvrier qui a été entrainé à parler aux média est bien plus crédible qu’une prof de Français qui ne l’a pas appris.  Entre les calamiteux communiqués de presse, et des choses comme le débat télévisé sur FR3 HN, contre Valérie Fourneyron, où la représentante du Modem s’est révélée lamentable, on ne peut pas dire que l’on ai « soutenu » François Bayrou.

 

Comparons la Seine-Maritime et le Calvados

Caen, ou un élu est actif, (Rodolphe Thomas maire d’Hérouville St Clair)Bayrou 10,94%

(Hérouville St Clair, Bayrou 12,02%)

Rouen, ville historiquement centriste où c’est une conseillère municipale sans expérience, Bayrou 9,20%

Calvados, Bayrou 10%

Seine-Maritime, Bayrou 7,83%

 

Donc, pour résumer, le projet de Bayrou et du Modem est bon, même très bon, et la manière mauvaise, voir parfois très très mauvaise.

Le MoDem va surement devoir, pour faire aboutir ses idées, ce qui est l’essentiel, devoir revoir sa méthode.

Par Renaud - Publié dans : Présidentielles 2012
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 17:30

Voilà les chiffres donnés par différents organismes officiels, Français, Européens et Onusiens. Cela permet de s’y retrouver dans l’avalanche de chiffres, choisit par les candidats en fonction des thèses qu’ils veulent défendre.

Vous verrez qu’on est très loin de l’image que veulent nous montrer certains politiques et que relaient, avec un total mépris de l’information, certains médias.

 

Immigré = né a l’étranger de parents étrangers et résidant en France.

INED = Institut National d’Etudes Démographiques

 

Selon INED, en 2008 on comptait, en France, 5 236 600 étrangers (dont 40% ayant acquit la nationalité française), soit 8,3% de la population.

Nous avons donc environ 3 142 000 étrangers (n’ayant pas la nationalité française) résidants en France et 2 000 000 de Français qui résident à l’étranger.

 

26% de gens ayant immigré en France en 2008 étaient des étudiants et 11% venaient pour travailler. Reste 49% pour le regroupement familial et 8% pour des raisons politiques ou médicales.

 

La population d’immigrés en France, toujours en 2008 se composait ainsi :

Originaires

d’Europe 39,1%

du Maghreb 30,6%

d’Asie 14,2%

d’Afrique subsaharienne 12,3%

d’Amérique et d’Océanie 3,7%

 

Selon les Nations Unies, la part de population immigrés en 2010 était en

(base de calcul différente de celle de l’INSEE)

Luxembourg 35%

Autriche 16%

Suéde14%

Allemagne 13%

France 11%

Pays-Bas 10%

Royaume-Uni 10%

Italie 7%

 

Selon Eurostat, en 2008 les nouveaux immigrés qui se sont installé était

Espagne 726 000

Allemagne 682 000

Royaume-Uni 590 000

Italie 535 000

France 216 900

 

On parle de 216 900 immigrés entrant en 2008, mais le véritable solde migratoire, en raison des fins d’études, des retours au pays d’origine, des départs vers un autre pays, des décès, et autres, est de 76 000 immigrés, selon l’INSEE.


Toujours selon l’INSEE le solde migratoire était de 102 000 en 2003 et 105 000 en 2004, qui sont les plus forts soldes des ces derniers années. Il est amusant de noter qu'en 2001 le sode était de 87 000 et que Nicolas Sarkory a été ministre de l'intérieur de 2002 à 2004.


Si on en croit les derniers chiffres qui sont avancés pour 2011, le solde migratoire devrait être du même ordre quand 2007 soit environ 70 000 personnes.

 

Voilà, j’espère que ces chiffres vous aideront à vous faire une opinion par vous même, et pourront alimenter vos débats.

 

Par Renaud - Publié dans : Présidentielles 2012
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Vendredi 23 mars 2012 5 23 /03 /Mars /2012 11:38

François Bayrou sera à Rouen le 4 avril pour un grand meeting à la Halle aux toiles

 

invitationBayrouRouen

 

Pour nos amis du Havre : si vous êtes assez nombreux d'inscrits, un car gratuit partira du Havre le 4 vers 17h
 
Pour nos amis de la région de Dieppe : Pareil vers 17h30
 
s'inscrire à rlecoeur@orange.fr

Par Renaud - Publié dans : François Bayrou
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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 11:05

Que ce passe t-il dans la fédération locale du Mouvement Démocrate. On peut légitimement se posez la question, et beaucoup le font. La déléguée départementale aurait elle perdu la raison ?

 

J’ai reçut des coups de fil et des mails d’adhérents, inquiets de voir la tournure que prenaient les choses au niveau de la mise en place de la campagne présidentielle et législative par les, (la ?), responsables de la fédération de Seine-Maritime.


J’ai bien du mal à leur répondre, ayant été écarté de quasiment toute information. Par exemple, je n’ai eu ni appel téléphonique, ni courriel de la fédération entre le 26 janvier et le 9 mars. Et encore, ce courrier du 9 mars semblait destiné aux sympathisants et pas directement aux adhérents. J’en déduis que j’ai été rayé des adhérents du Modem. Ce qui, pour un Conseiller National, est surprenant.

 

Pourtant, il semble que je ne sois pas le seul dans cette situation.

CourrielDelegue1

 

Donc, non seulement la Déléguée Départementale du MoDem a le pouvoir d’exclure les adhérents, mais elle peut leur interdire de contacter les autres adhérents. Tout ceci est plus stalinien que démocrate.

 

D’autres adhérents ont signalé la révocation de responsable de circonscription et que le poste avait été donné à une personne sortie du chapeau.

 

J’ai aussi été contacté par des gens atterrés par la prestation de la déléguée dans un débat télévisé avec Valérie Fourneyron. Pèle mêle, ils évoquaient le langage très « banlieue », les approximations, la petite voix aigue, jusqu’à parler d’utiliser les étrangers présents en France. Le constat général étant qu’il faut vraiment, en entendant cela, croire en Bayrou pour ne décider de voter pour un autre.

 

On pourrait penser à un simple dérapage, mais une autre composante du Stalinisme est mise en  fonction, la délation.

CourrielDéléguée

 

Je suis effectivement le créateur et l’administrateur du groupe Facebook en question, et c’est bien moi qui ai répondu favorablement à l’entrée de cet adhérent dans le groupe, adhérent que je ne connaissais pas d’ailleurs. Le groupe en question n’étant pas réservé aux seuls MoDem.

Donc, la déléguée départementale du MoDem envoie un courriel aux adhérents pour leur dire que je « fournit des coordonnées d’adhérents », ce qui est un pur mensonge. Mensonge dont il restera toujours quelque chose.

 

Purges, exclusion, culte du pouvoir, délation, la déléguée départementale du Mouvement Démocrate, remet au gout du jour des pratiques qui rappellent le temps de l’ex URSS.

 

Entre une droite qui s’extrémise et utilise un langage de haine, et un centre qui se Stalinise, Jean Luc Mélenchon va passer pour un « Moderate »

Par Renaud - Publié dans : Et dire qu'on est au XXIe siècle...
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