Désavoué, Yves Jégo s'énerve
Libération.fr le 26 juin 2009
Un sarkozyste de moins. Furieux d'avoir été éjecté de l'Outre-Mer, Yves Jégo menace et fait savoir qu'il ne se privera pas d'user de sa ...
«liberté retrouvée». Dans quelques jours, il retrouvera l'Assemblée nationale. «Ce sera un tout autre député», prévient un proche. De 2002 à 2007, Jégo avait été l'un des plus acharnés supporteurs de Sarkozy, alors qu'ils n'étaient qu'une poignée, à droite, à soutenir le maire de Neuilly dans sa conquête de l'Elysée. Pour incarner un «courant social» au sein de l'UMP, Yves Jégo va se chercher un nouveau point de chute. Jean-Louis Borloo lui tend les bras, avec son Parti radical. Tout comme Jean-François Copé, par principe ouvert à tous les déçus du sarkozysme, surtout quand ils détestent Xavier Bertrand. Sèchement informé de son limogeage mardi soir, Jégo est convaincu d'avoir été victime du «lobby de l'argent», incarné par les békés martiniquais qui l'accusent d'avoir trop cédé aux grévistes cet hiver.
Démocrate de Boos :
Ce n’est pas que je sois un admirateur de Copé, mais c’est plutôt une bonne nouvelle.
Cependant, ce que je reproche aux déçus du sarkozysme, c’est d’avoir été suffisamment naïfs pour y croire. C’est naïveté vire à la connerie quand, comme vous M. Jégo, on est baigné dans le milieu politique et que l’ambition personnelle vous aveugle tellement que vous faites fi de l’évidence.
Alors un conseil, énervez vous en premier contre vous-même, cette introspection vous fera du bien pour lutter contre le fléau que vous avez aidé à accéder au pouvoir.
Un sarkozyste de moins. Furieux d'avoir été éjecté de l'Outre-Mer, Yves Jégo menace et fait savoir qu'il ne se privera pas d'user de sa ...
«liberté retrouvée». Dans quelques jours, il retrouvera l'Assemblée nationale. «Ce sera un tout autre député», prévient un proche. De 2002 à 2007, Jégo avait été l'un des plus acharnés supporteurs de Sarkozy, alors qu'ils n'étaient qu'une poignée, à droite, à soutenir le maire de Neuilly dans sa conquête de l'Elysée. Pour incarner un «courant social» au sein de l'UMP, Yves Jégo va se chercher un nouveau point de chute. Jean-Louis Borloo lui tend les bras, avec son Parti radical. Tout comme Jean-François Copé, par principe ouvert à tous les déçus du sarkozysme, surtout quand ils détestent Xavier Bertrand. Sèchement informé de son limogeage mardi soir, Jégo est convaincu d'avoir été victime du «lobby de l'argent», incarné par les békés martiniquais qui l'accusent d'avoir trop cédé aux grévistes cet hiver.
Démocrate de Boos :
Ce n’est pas que je sois un admirateur de Copé, mais c’est plutôt une bonne nouvelle.
Cependant, ce que je reproche aux déçus du sarkozysme, c’est d’avoir été suffisamment naïfs pour y croire. C’est naïveté vire à la connerie quand, comme vous M. Jégo, on est baigné dans le milieu politique et que l’ambition personnelle vous aveugle tellement que vous faites fi de l’évidence.
Alors un conseil, énervez vous en premier contre vous-même, cette introspection vous fera du bien pour lutter contre le fléau que vous avez aidé à accéder au pouvoir.
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