Après ses mauvais scores, Villiers se tourne vers Sarkozy

Publié le par Renaud

LEFIGARO.fr le 3 juillet 2009 (extrait)

Jamais avare jusqu'à présent en critiques et déclarations choc envers le chef de l'Etat, Philippe de Villiers met aujourd'hui sa fierté de côté. Selon Libération , l'élu vendéen devrait annoncer courant septembre son entrée au comité de liaison pour la majorité présidentielle . Grande couronne de l'UMP réunissant les déçus du socialisme et du Bayrouisme, de la Gauche moderne au Nouveau centre en passant par Eric Besson, ce comité piloté par Jean-Claude Gaudin entend coordonner le Mouvement populaire et ses partis alliés, notamment à l'approche des élections régionales. «Cette proposition m'a été faite par Nicolas Sarkory lors de notre dernière rencontre. Il m'a proposé de participer à cette structure. Je pense que ma réponse sera positive», lâchait ce week-end l'intéressé dans les colonnes de Libération .

La faute à des finances en berne et à des résultats peu brillants aux dernières élections. 2,23% au scrutin présidentiel de 2007. 4,8% aux européennes et un seul siège sauvé à Bruxelles : le sien. Le président du Mouvement pour la France doit bel et bien se résoudre à rejoindre la sphère du président de la République, qu'il aimait tant critiquer en public jusque là. Comme en raillant, ci-dessous, en plein meeting, un Nicolas Sarkozy semblable au «lapin tambour Duracell» :
Un membre de la direction du MPF a beau préciser que «Philippe de Villiers participera en son nom propre à ses travaux, pas en tant que président du MPF», un autre estime qu'«il faut bien se rendre compte que l'électorat ne nous suit pas forcément dans notre stratégie d'opposition au gouvernement». Machine arrière, donc. «J'ai réalisé mes meilleurs scores électoraux quand j'étais dans la majorité présidentielle», reconnaît encore Villiers dans Libération , en faisant référence au scrutin européen de 1994.

Démocrate de Boos :


In vitium ducit culpae fuga

Et c’est au tour du vicomte de rejoindre la horde des politiques qui renoncent à leurs idées pour conserver une place dans le grand merdier.
Morin, Bockel et d’autres ont ouvert le chemin.
Tu as le choix, soit tu te fais étouffer par la machine Sarkozyste, soit tu cesses d’avoir ta propre opinion et tu rejoins le banc des apparachiks du pouvoir.
Normal que l’expression apparachiks vienne si naturellement, on est en train d’assister à une stalinisation du pouvoir.
Le pouvoir s’entoure d’adversaires qui se trouvent dans l’obligation de courber l’échine. Prends ta carte du parti (en l’occurrence le sarkozysme) et tu seras traité comme un ami, tu auras accès à ce qui est réservé aux fidèles du pouvoir.
Mais attention, ne fait pas d’ombre au maître qui te nourri, ou gare à la disgrâce. Le récent remaniement ministériel en est un exemple.
Après le temps des disgrâces viendra celui des chasses aux sorcières, des purges. Le pouvoir est en train de tester sa force, dans l’art de la chasse aux sorcières, avec Villepin, si cela marche viendront les purges.
Il est probable que des gens comme Coppé soient dans les premières charrettes. Trop dangereux pour un pouvoir, qui est devenu suffisamment puissant pour se passer de leurs services.

Prenez vos responsabilités Consuls, pour l’instant la devise de Nicolas est « oderint, dum metuant », mais si vous jouez son jeu cela pourrait lui donner envie d’en changer pour "Ein wolk, ein reich, ein Furher"
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