UMP et la parabole du fils prodigue
Je n’aimerais pas être responsable UMP à l’heure de préparer les listes pour les régionales. Car les dents vont grincer sévèrement dans les rangs des cadres du mouvement.
Il va falloir expliquer aux braves militants de la première heure, la parabole du fils prodigue.
Il était une fois un riche héritier (d’une famille politique), Nicolas, qui dirigeait la droite. Certains de ses frères, comme Philippe, étaient partis en emmenant avec eux une part du pactole. D’autres étaient venus, comme Hervé, pour avoir une place de maire du palais.
Las, Philippe et les autres se rendirent compte que leur part d’héritage était trop petite pour nourrir leurs ambitions, dans un monde où le plus riche est toujours le mieux servi.
Ils décidèrent donc de rentrer au bercail pour être dans le camp des puissants. Nicolas, qui savait bien qu’il serait plus puissant s‘il avait le control du maximum de l’héritage commun, les accueillit à bras ouverts. Rien ne sera trop beau pour ceux qui reviennent (Nihous et De Villers c’est 4,8% aux Européennes).
Bref, et pour résumer, pour ces frères prodigues il va falloir tuer le veau gras. Et justement un banquet s’annonce, les élections régionales. Compagnons de la première heure, Nicolas va vous demander de laisser les places d‘honneur à ses frères retrouvés. Ou, si vous préférez, il va falloir fermer votre gueule et laisser votre place à des mecs encore plus cons et opportunistes que vous.
Remarquez, ceux qui ne doivent pas rigoler non plus, c’est ceux du Nouveau Centre, qui, du coup, représentent une part de plus en plus négligeable dans la machine électorale Sarkozyste.Et ça, franchement, ce n’est pas pour me déplaire.